Les révélations successives de violences morales, physiques et sexuelles impliquant des animateurs périscolaires ont profondément ébranlé la confiance des familles. Selon un sondage exclusif Odoxa-Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro, 86 % des parents craignent désormais que leur enfant puisse être victime d’abus sexuels dans les structures qu’il fréquente au quotidien.
Les colonies de vacances apparaissent comme les lieux suscitant le plus d’inquiétudes. Près de 77 % des parents interrogés disent redouter que leur enfant y soit confronté à de tels faits. Les activités sportives ou culturelles arrivent en deuxième position, avec 68 % de réponses exprimant une inquiétude, devant les accueils périscolaires (65 %) et l’école (64 %).
Une défiance alimentée par les affaires récentes
Même les modes de garde traditionnellement considérés comme les plus encadrés n’échappent plus à cette défiance. Ainsi, 62 % des parents déclarent être préoccupés par les risques potentiels dans les crèches ou chez les assistantes maternelles. Cette inquiétude généralisée traduit l’impact des affaires récentes qui ont placé la protection des mineurs au cœur du débat public.
Le sondage révèle également une critique de l’action des pouvoirs publics. Plus d’un Français sur deux (55 %) estime que la réaction de la mairie de Paris face aux scandales révélés ces derniers mois n’a pas été à la hauteur des enjeux. Un chiffre qui témoigne de l’attente croissante des familles en matière de contrôle, de prévention et de sécurité dans l’ensemble des structures accueillant des enfants.
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