Plusieurs études scientifiques relayées par l’ONG Care France établissent un lien entre les épisodes de forte chaleur et la hausse des violences conjugales, des agressions sexistes et des féminicides. Les pouvoirs publics restent largement en retard sur ce sujet.
La chaleur extrême ne frappe pas seulement les corps. Elle aggrave aussi les violences faites aux femmes. C’est ce que montrent plusieurs études scientifiques citées par l’ONG Care France, qui documentent une corrélation entre les canicules et la recrudescence des violences conjugales, des agressions sexistes et des féminicides.
Adéa Guillot, directrice de l’Engagement de Care France, pointe une lacune institutionnelle majeure : « Les autorités ne sont pas du tout sensibilisées aux violences conjugales dues au changement climatique. » Ce lien entre dérèglement climatique et violences de genre reste peu intégré dans les politiques publiques françaises, alors que la France traverse une troisième vague de chaleur en deux mois, avec 24 départements placés en vigilance rouge canicule.
La conjonction de facteurs propres aux épisodes caniculaires, promiscuité forcée, stress thermique, isolement, crée des conditions qui favorisent le passage à l’acte. Les spécialistes alertent depuis plusieurs années sur cette dimension genrée des crises climatiques, sans que les dispositifs de protection des victimes n’aient été adaptés en conséquence.
Communauté
Commentaires
Les commentaires sont ouverts, mais protégés contre le spam. Les premiers messages et les commentaires contenant des liens passent par une validation manuelle.
Soyez le premier à commenter cet article.