Jean-Philippe Tanguy refuse d’admettre une référence au nazisme après avoir employé la formule « le travail rend libre » lors d’un discours à Vierzon. Invité d’Europe 1-CNEWS ce mercredi, le député du Rassemblement national a affirmé que quelques secondes avaient été sorties d’une allocution d’une trentaine de minutes et assure n’avoir « rien dit de mal ».
La controverse est née de la proximité de cette phrase avec « Arbeit macht frei », inscription tristement associée à l’entrée de plusieurs camps de concentration et d’extermination nazis, dont Auschwitz-Birkenau. Jean-Philippe Tanguy explique pour sa part qu’il parlait de l’émancipation permise par un emploi correctement rémunéré, un logement accessible et les acquis sociaux hérités de la Résistance.
Des excuses aux personnes « heurtées »
Interrogé sur d’éventuels regrets, le député refuse de reconnaître une faute dans le sens qu’il voulait donner à sa phrase. « Je ne vais pas regretter qu’on m’accuse de n’importe quoi », a-t-il répondu. Il a néanmoins présenté des excuses aux personnes ayant « une histoire familiale douloureuse » ainsi qu’aux victimes de l’antisémitisme qui auraient pu être blessées par l’expression.
« Non pas pour ce que j’ai dit, parce que je n’ai rien dit de mal, mais parce qu’ils ont pu être heurtés à titre personnel », a-t-il précisé. Jean-Philippe Tanguy affirme respecter « la souffrance et la douleur » des familles victimes de la barbarie nazie.
Le vice-président du RN Louis Aliot a également pris sa défense, jugeant la séquence sortie de son contexte et déclarant n’avoir « aucune critique à faire » au député. La controverse porte donc désormais autant sur la formule employée que sur l’interprétation qui doit être faite de son contexte.

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