Bruno Retailleau veut orienter les étrangers vers les métiers en tension : une circulaire bientôt envoyée aux préfets
Bruno Retailleau veut orienter les étrangers vers les métiers en tension : une circulaire bientôt envoyée aux préfets

L’Algérie vient d’administrer une nouvelle gifle diplomatique à la France en refusant catégoriquement d’accueillir ses ressortissants en situation irrégulière, malgré leur profil jugé « dangereux » par le ministère de l’Intérieur. Bruno Retailleau, déterminé à durcir la politique migratoire, avait transmis vendredi une liste de soixante Algériens à expulser en priorité. La réponse d’Alger, sans ambiguïté, rejette « toute injonction et tout ultimatum », en exigeant le respect des canaux diplomatiques classiques entre préfectures et consulats.

Cette position marque une provocation supplémentaire dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays, exacerbées par le soutien français au Maroc sur le dossier du Sahara occidental et la détention Boualem Sansal. En refusant de coopérer, Alger se place dans une posture de confrontation ouverte, défiant non seulement Paris mais aussi l’ensemble de l’arsenal juridique européen en matière d’expulsions de clandestins dangereux.

Face à cet affront, Bruno Retailleau a immédiatement réagi en menaçant d’engager une « riposte graduée » qui pourrait aller jusqu’à une remise en cause des accords de 1968, offrant aux Algériens un statut privilégié en France. Ces accords, véritable anomalie historique, permettent à des milliers d’Algériens d’échapper aux règles classiques de l’immigration et du séjour en France.

Si Paris cède à cette nouvelle obstruction algérienne, ce serait un signal d’impuissance inacceptable face à un régime qui instrumentalise la question migratoire à des fins politiques. Retailleau, en évoquant son éventuelle démission, met la pression sur l’exécutif : soit la France impose enfin son autorité en matière de politique migratoire, soit elle s’enlise dans une soumission continue aux caprices d’Alger.

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