Accord États-Unis–Iran : l’AIEA se prépare à entrer dans la phase cruciale des négociations techniques
Accord États-Unis–Iran : l’AIEA se prépare à entrer dans la phase cruciale des négociations techniques

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a salué jeudi l’accord de paix intérimaire conclu entre les États-Unis et l’Iran, estimant qu’il ouvre la voie à un travail technique essentiel pour concrétiser les engagements pris par les deux parties. Son directeur général, Rafael Grossi, a indiqué que les discussions opérationnelles allaient désormais commencer.

S’exprimant à Genève, Rafael Grossi a qualifié l’accord de développement positif après des mois de tensions et de conflit. Selon lui, l’existence même de ce mémorandum permet désormais aux experts de passer à une phase plus concrète, centrée sur la mise en œuvre des dispositions prévues.

Le responsable de l’agence nucléaire de l’ONU a expliqué que l’AIEA allait engager des discussions avec les représentants américains et iraniens afin de définir les mesures techniques nécessaires à l’application de l’accord. Ces échanges devraient porter notamment sur les mécanismes de contrôle, de vérification et de suivi des engagements liés au programme nucléaire iranien.

L’accord en 14 points signé mercredi prolonge de 60 jours supplémentaires le cessez-le-feu annoncé en avril. Cette extension doit offrir à Washington et à Téhéran le temps nécessaire pour négocier un accord de paix plus durable. Le texte inclut également des dispositions concernant la stabilité régionale, notamment au Liban.

Selon des responsables des deux pays, le président américain Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian ont signé numériquement le mémorandum dans les versions anglaise et persane. Le ministère iranien des Affaires étrangères a précisé que l’accord était déjà entré en vigueur mercredi.

Pour l’AIEA, la réussite du processus dépendra désormais de la capacité des parties à traduire leurs engagements politiques en mesures concrètes et vérifiables. L’organisation devrait jouer un rôle central dans la supervision de ces étapes, en particulier sur les questions nucléaires qui restent au cœur des préoccupations internationales.

Après plusieurs mois de guerre et de confrontation diplomatique, l’ouverture de cette phase technique est considérée comme une étape décisive. Si les négociations aboutissent, elle pourrait constituer le fondement d’un accord plus large entre Washington et Téhéran et contribuer à une stabilisation durable de la région.

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