Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a fait le point mercredi sur les activités de surveillance nucléaire en Iran, indiquant que l’agence onusienne effectuait des inspections mais ne constatait aucun « travail substantiel » suspect. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes autour du programme nucléaire iranien, plusieurs mois après les frappes américaines contre des sites iraniens.
Grossi a précisé que les inspections ne couvraient pas tous les sites où l’agence devrait normalement opérer, et excluaient spécifiquement les trois sites bombardés par les États-Unis en juin. « Nous essayons de reconstruire et nous effectuons des inspections en Iran – pas sur tous les sites où nous devrions le faire mais nous reprenons progressivement nos activités », a expliqué le chef de l’AIEA aux journalistes à New York.
Le diplomate a tempéré les inquiétudes en soulignant que les mouvements observés sur ces « grands sites industriels » ne devaient pas être interprétés comme indiquant des activités d’enrichissement. « Nous ne constatons rien qui puisse laisser supposer qu’un travail substantiel soit en cours là-bas », a-t-il affirmé, cherchant à apaiser les craintes d’une accélération clandestine du programme nucléaire iranien.
Ces inspections limitées s’inscrivent dans un processus de reprise progressive des activités de surveillance, après une période de fortes tensions entre Téhéran et la communauté internationale. Grossi a confirmé que l’AIEA poursuivait ses discussions avec l’Iran pour étendre son accès aux sites sensibles.
La situation reste néanmoins fragile, l’agence ne pouvant exercer pleinement son mandat de vérification sur l’ensemble des installations nucléaires iraniennes. L’absence de preuves de « travail substantiel » apporte un répit temporaire, mais ne résout pas les préoccupations fondamentales concernant la nature et l’étendue réelles des activités nucléaires de la République islamique.