La Russie a annoncé lundi avoir intercepté 251 drones ukrainiens au cours de la nuit, dont 61 au-dessus de la mer Noire et un autre en direction de Moscou. Cette salve représenterait l’une des plus vastes attaques de drones ukrainiens recensées depuis le début du conflit, selon le ministère russe de la Défense, qui a publié ces chiffres via l’application Telegram.
La majorité des appareils auraient été détruits dans le sud-ouest du pays, région régulièrement visée par des frappes transfrontalières. Le ministère russe n’a toutefois fourni aucune information sur les éventuels dégâts ou victimes, ni précisé combien de drones avaient été lancés au total par l’Ukraine.
Dans le même temps, plusieurs médias ukrainiens sur Telegram, notamment RBK-Ukraine, ont rapporté qu’un dépôt pétrolier situé à Feodosia, sur la côte de Crimée, avait été la cible d’une attaque provoquant un vaste incendie. Une explosion aurait touché un réservoir de carburant, sans confirmation officielle du côté ukrainien ou russe. Reuters n’a pas pu vérifier ces informations de manière indépendante.
Ce type d’attaque illustre l’escalade continue dans la guerre technologique entre Kiev et Moscou, avec un recours croissant aux drones pour frapper des cibles sensibles situées loin des lignes de front. L’Ukraine, qui ne commente généralement pas les frappes sur le territoire russe ou en Crimée, affirme cibler exclusivement des infrastructures militaires ou logistiques.
Moscou, de son côté, multiplie les annonces de neutralisation de drones, sans toujours en fournir les preuves. L’intensification de ces offensives intervient alors que le conflit, entré dans sa quatrième année, s’étend toujours plus profondément sur le territoire russe, mettant à l’épreuve la résilience des défenses aériennes du pays.