En pleine préparation du budget 2026, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a lancé une nouvelle offensive contre les travailleurs français. À la sortie du Conseil des ministres, elle a déclaré :
« Les Français travaillent 100 heures de moins par an que les Allemands. »
Un chiffre choc, destiné à faire passer les économies et les sacrifices pour une évidence.
Mais la vérité, c’est que ce chiffre est une manipulation.
ELLE A DIT…
« En France, on travaille 100 heures de moins par habitant qu’en Allemagne. »
Une affirmation reprise sans nuance par plusieurs membres du gouvernement, comme un mantra pour justifier les 43,8 milliards d’euros d’économies programmées d’ici 2026.
Mais ce chiffre ne compare pas les travailleurs. Il compare la population totale, enfants, retraités, chômeurs inclus. Autant comparer des pommes avec des haltères.
ELLE A MENTI !
La réponse est évidemment non : les Français ne travaillent pas moins que les Allemands.
En moyenne, un actif français travaille 1 489 heures par an, contre 1 335 heures pour un actif allemand.
La France a simplement un taux de chômage plus élevé, une natalité plus forte, plus de retraités. Cela n’a rien à voir avec la paresse supposée des salariés, mais avec la structure sociale du pays.
Et c’est là que le discours gouvernemental devient non seulement malhonnête, mais profondément injuste.
Avant de toujours demander plus aux mêmes, ceux qui bossent, qui cotisent, qui galèrent déjà, il faudrait peut-être s’attaquer aux vraies causes :
– L’assistanat qui s’installe dans certains territoires
– Les freins à l’embauche pour les jeunes
– Et surtout : 500 000 emplois inoccupés pendant que 5 millions de personnes restent sans travail
Oui, les Français travaillent. Plus que les Allemands. Mais le gouvernement préfère culpabiliser les actifs… plutôt que remettre en question son modèle d’inefficacité sociale.