David Amiel veut croire à un compromis pour faire adopter le budget 2027. Invité de TF1 ce mardi matin, le ministre de l’Action et des Comptes publics a averti qu’une absence de budget aurait un coût considérable pour l’économie française, estimé à environ 15 milliards d’euros.
« J’espère que ça va passer », a déclaré le ministre, estimant qu’un échec des négociations parlementaires serait « une catastrophe ». Selon lui, de nombreux secteurs pourraient se retrouver à l’arrêt, avec des conséquences importantes sur l’emploi et sur les taux d’intérêt. Malgré la menace de censure, David Amiel affirme croire au « compromis politique », rappelant que c’est cette méthode qui a permis l’adoption des budgets précédents.
La facturation électronique entre en vigueur
Le ministre s’est également exprimé sur l’entrée en vigueur de la facturation électronique. Selon lui, environ deux tiers des entreprises françaises sont désormais préparées à recevoir des factures via une plateforme agréée. Il assure que la réforme constitue « une très grande modernisation » de l’économie, avec à la clé moins de paperasse, des délais de paiement réduits et davantage d’automatisation.
Aucune sanction ne devrait être appliquée avant 2027 aux entreprises qui ne seraient pas encore prêtes. David Amiel espère une régularisation progressive dans les prochains mois et met en avant les exemples belge et italien pour défendre la réforme.
Sur le budget, le ministre confirme enfin que le gouvernement veut ramener le déficit sous les 5,1 % enregistrés en 2026. Il promet des « économies justes » discutées avec les partenaires sociaux, sans dévoiler encore les principales mesures. Il cite néanmoins les arrêts maladie comme un poste sur lequel l’exécutif estime devoir « mieux faire ».

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