Bruxelles envisage d’assouplir la fin des voitures thermiques en Europe @pexels
Bruxelles envisage d’assouplir la fin des voitures thermiques en Europe @pexels

Pour 74 % des Français, la voiture est devenue un luxe, selon une étude de l’assureur Leocare publiée ce 3 septembre. Un paradoxe : alors que plus d’un sondé sur deux affirme ne pas pouvoir s’en passer, son coût global pèse lourd sur les budgets. Achat, carburant, entretien et assurance absorbent jusqu’à trois mois de salaire par an pour un ménage au revenu médian. Dans ce contexte, l’assurance apparaît comme le seul poste sur lequel les conducteurs peuvent encore espérer réduire la facture sans renoncer à leur mobilité.

Un poste de dépense sous surveillance

L’étude, menée auprès de 1 000 personnes, révèle que la voiture représente entre 5 et 20 % des dépenses mensuelles pour 62 % des sondés. La charge la plus lourde vient de l’entretien (36 %), suivie du carburant (25 %) et de l’achat ou du financement (24 %). L’assurance n’arrive qu’en quatrième position (11 %), mais elle est souvent considérée comme la seule variable d’ajustement. Près d’un tiers des assurés ont déjà réduit leurs garanties et 1 sur 10 a même roulé sans couverture, au risque d’encourir de lourdes sanctions financières et pénales.

Comparer, adapter, mais ne jamais renoncer

Si 48 % des Français estiment qu’une assurance raisonnable devrait coûter entre 41 et 60 euros par mois, près d’un assuré sur trois débourse davantage, dont 10 % plus de 80 euros. Pour réduire l’addition, comparer les offres reste le réflexe le plus efficace : les écarts vont parfois du simple au double à garanties équivalentes. Les assureurs en ligne et néo-assureurs affichent souvent des tarifs plus compétitifs, certains proposant des formules tous risques en dessous de 40 euros mensuels pour des conducteurs expérimentés. Adapter sa couverture (tiers ou kilométrage limité), relever sa franchise ou opter pour un paiement annuel sont d’autres leviers. La loi Hamon facilite aussi la résiliation à tout moment après un an de contrat, permettant aux assurés de changer plus facilement pour une offre adaptée. En revanche, rouler sans assurance reste une fausse économie : une amende de 3 750 euros peut tomber, sans compter les frais colossaux à assumer en cas d’accident. Dans un pays où la voiture reste indispensable pour 63 % des ménages, l’assurance demeure une contrainte incontournable, mais aussi le dernier terrain sur lequel il est encore possible de respirer financièrement.

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