Dette colossale : l’avenir de SFR suspendu au verdict du tribunal
Dette colossale : l’avenir de SFR suspendu au verdict du tribunal

Le sort d’Altice France, maison-mère de SFR, se joue ce lundi 4 août devant le tribunal des activités économiques de Paris. En jeu : la validation du plan de sauvegarde accélérée visant à réduire de plus de 8 milliards d’euros la dette abyssale du groupe, aujourd’hui estimée à 24,1 milliards. Si le tribunal donne son feu vert, Altice pourrait ramener son endettement à 15,5 milliards. Mais un obstacle majeur subsiste : le parquet a requis l’exclusion de trois filiales du plan, dont SFR, pourtant considérée comme la pièce maîtresse du groupe.

Une restructuration vitale pour éviter la « fin de l’histoire »

La direction d’Altice martèle que cette opération est strictement financière et ne menace ni les emplois ni l’activité. Elle insiste : sans validation complète du plan, la survie même du groupe serait compromise. Mais les syndicats s’inquiètent d’un démantèlement masqué et refusent de cautionner un montage qui ferait peser la dette du groupe sur des filiales qu’ils jugent saines et autonomes. SFR, SFR Fibre et Completel n’ayant pas contracté ces dettes, leur inclusion serait selon eux injustifiée.

Si le tribunal tranche en faveur de l’exclusion, le plan pourrait capoter, rendant inévitable une nouvelle phase de négociations voire la mise en vente d’actifs. Le PDG Arthur Dreyfuss affirme pourtant qu’« aucune offre, pas même indicative » n’a été reçue pour SFR. Mais dans les coulisses, Orange, Free et Bouygues gardent un œil attentif sur le dossier.

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