Assignée à résidence depuis février pour avoir dénoncé l’intervention militaire russe en Ukraine, la journaliste Ekaterina Barabach est désormais activement recherchée. Les services pénitentiaires de Moscou ont constaté sa disparition le 13 avril via son dispositif de surveillance électronique. Lorsqu’ils se sont rendus à son domicile, elle était introuvable. Son nom figure désormais sur la liste des personnes recherchées, selon l’agence d’État TASS.
Une opposition assumée à la guerre en Ukraine
Ekaterina Barabach, également critique de cinéma, avait été arrêtée pour « diffusion publique de fausses informations » sur l’armée russe. Dans une publication virulente, elle accusait Moscou d’avoir détruit des villes ukrainiennes et tué des civils. Bien qu’elle ait reconnu sa culpabilité devant les autorités, elle risquait jusqu’à dix ans de prison. Son cas s’inscrit dans une vague répressive contre les voix dissidentes, amplifiée depuis le début du conflit en 2022.
Depuis trois ans, le Kremlin multiplie les inculpations pour « trahison », « espionnage » ou « discrédit de l’armée ». Nombre de journalistes, opposants politiques et simples citoyens critiques du régime se retrouvent en détention, muselés par des lois toujours plus sévères. L’affaire Barabach illustre une nouvelle fois l’intolérance croissante du pouvoir à toute contestation, surtout lorsqu’elle émane d’anciens soutiens du système ou de personnalités publiques.