Après une journée agitée, le Parti conservateur en Allemagne a annoncé sa victoire aux élections législatives. Friedrich Merz, le candidat à la chancellerie du parti, a indiqué que son équipe était consciente des défis à relever et des besoins du pays.
Les conservateurs ont remporté la victoire devant l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), malgré un score record de ce dernier, selon deux sondages réalisés par des chaînes publiques.
L’Union chrétienne-démocrate/Union sociale chrétienne a obtenu un pourcentage compris entre 28,5 % et 29 %, d’après les sondages de « ARD » et « ZDF ».
De son côté, l’AfD a atteint entre 19,5 % et 20 %, un résultat inédit pour un parti d’extrême droite lors des élections fédérales depuis la Seconde Guerre mondiale.
Merz, qui devrait succéder à Olaf Scholz, chancelier social-démocrate, a exclu toute collaboration avec l’extrême droite.
Pour sa part, la dirigeante de l’extrême droite, Alice Weidel, a salué la « victoire historique » de son parti « Alternative für Deutschland » dans ces élections.
Après l’annonce de ce score historique, elle a déclaré depuis le siège de son parti à Berlin que l’AfD, avec 19,5 % à 20 % des voix, doublait son score des élections précédentes, soulignant que cette performance marquait l’enracinement de son parti dans le paysage politique.
Le chancelier Olaf Scholz a réagi en qualifiant les résultats de choquants, prenant la responsabilité de la défaite de son parti socialiste, qu’il a qualifiée de « difficile ».
Merz, quant à lui, cherche à établir une coalition entre l’Union chrétienne (parti chrétien-démocrate dirigé par Merz et l’Union chrétienne-sociale bavaroise) et le Parti social-démocrate ou les Verts. Cependant, Markus Söder, dirigeant de l’Union chrétienne-sociale bavaroise, se montre fermement opposé à une coalition avec les Verts.
Si plusieurs petits partis réussissent à franchir le seuil des 5 % pour entrer au parlement, l’Union chrétienne pourrait être contrainte de rechercher un troisième partenaire pour former la coalition gouvernementale.
Le nouveau parlement allemand doit se réunir dans les 30 jours suivant les élections, soit avant le 25 mars prochain.
Toutefois, une décision concernant le futur gouvernement ne devrait pas être prise avant plusieurs semaines, voire mois, après le scrutin. Le parlement sera réduit en taille, avec une réforme qui limite le nombre de ses membres à 630, soit plus de 100 sièges de moins que l’actuel.
Il est également important de rappeler que ces élections anticipées, initialement prévues pour septembre prochain, ont été déclenchées après l’effondrement de la coalition qui réunissait les social-démocrates, les Verts et les Libéraux-Démocrates, en novembre 2024, suite à la perte d’un vote de confiance par le chancelier Olaf Scholz.