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Après avoir été testée lors des JO de Paris 2024, la vidéosurveillance algorithmique pourrait bien s’installer durablement en France ! Deux députés ont plaidé ce mercredi pour la poursuite de cette expérimentation et son extension à des sites à risque terroriste. Malgré des résultats peu convaincants, ils estiment que ce dispositif mérite d’être affiné plutôt qu’abandonné.

Pendant les Jeux, 500 caméras équipées d’intelligence artificielle ont été déployées pour repérer mouvements suspects et incidents. Mais le bilan est mitigé : sur les huit scénarios prévus, la moitié s’est révélée impraticable, et les autres n’ont pas démontré une efficacité flagrante. Détections d’armes, départs de feu ou chutes de personnes : les résultats sont loin des attentes.

Les défenseurs du projet veulent pourtant aller plus loin. Une loi controversée sur la sécurité dans les transports, adoptée mardi, prolonge jusqu’en 2027 cette surveillance high-tech lors de grands rassemblements. Une décision qui fait bondir les opposants, dénonçant un virage liberticide. L’association La Quadrature du Net parle d’une « France surveillée, punie, contrôlée, enfermée ».

Faut-il craindre une généralisation des algorithmes dans l’espace public ? Le débat est lancé, et les critiques fusent contre ce glissement vers une surveillance de masse sous prétexte de sécurité. Vers une société sous caméra permanente ? La question reste plus que jamais ouverte.

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