Le président américain Donald Trump a promis dimanche de retirer les sans-abris des rues de la capitale et d’incarcérer les criminels, une annonce qui intervient malgré les affirmations de la maire de Washington, Muriel Bowser, selon lesquelles la ville ne connaît pas actuellement de hausse marquée de la criminalité.
Lors d’une prise de parole, Trump a soutenu les appels en faveur d’une prise de contrôle fédérale de Washington, tout en prévoyant de détailler ses intentions lors d’une conférence de presse consacrée aux crimes violents lundi. Les contours juridiques et opérationnels de ce projet restent flous, mais un responsable américain a indiqué à Reuters que l’administration préparait le déploiement de centaines de soldats de la Garde nationale dans la ville.
Cette éventualité, qui a déjà suscité la controverse, rappelle une décision similaire prise récemment à Los Angeles, où Trump avait envoyé la Garde nationale pour répondre à des manifestations contre l’immigration, en dépit de l’opposition des autorités locales.
Selon le même responsable, aucune décision finale n’a encore été prise, et le nombre de militaires mobilisés ainsi que leurs missions précises font toujours l’objet de discussions. Contrairement aux États, où l’activation de la Garde nationale relève du gouverneur, la Garde nationale du district de Columbia est placée sous l’autorité directe du président des États-Unis.
La maire Bowser a fermement contesté l’idée d’une recrudescence de la violence, citant des statistiques montrant une baisse globale des crimes dans la capitale. Elle a critiqué les déclarations présidentielles, estimant qu’elles déformaient la réalité sécuritaire de la ville.
Historiquement, la Garde nationale a déjà été déployée à Washington dans des circonstances exceptionnelles, notamment lors de l’attaque du Capitole le 6 janvier 2021, afin de rétablir l’ordre autour du siège du Congrès.