Trump lance une nouvelle guerre commerciale : des droits de douane massifs annoncés ce mercredi
Trump lance une nouvelle guerre commerciale : des droits de douane massifs annoncés ce mercredi

Ce mercredi 2 avril à 22h (heure de Paris), Donald Trump dévoilera depuis la Maison-Blanche une série de nouvelles taxes sur les importations, marquant le début d’une offensive économique majeure. Qualifiée par le président américain de « jour de la libération », cette initiative s’inscrit dans une stratégie protectionniste assumée, baptisée « Make America Wealthy Again ». L’annonce portera sur des hausses généralisées des droits de douane, ciblant potentiellement l’ensemble des partenaires commerciaux des États-Unis.

Deux options sont sur la table : une « taxe universelle » de 20 % sur toutes les importations ou des droits de douane « réciproques », ajustés pays par pays. L’objectif affiché est clair : réduire les déficits commerciaux, notamment avec des pays comme la Chine, l’Allemagne, le Japon ou encore la France. Selon l’un de ses anciens conseillers économiques, cette politique pourrait rapporter jusqu’à 600 milliards de dollars par an. Trump veut également frapper fort sur des secteurs clés comme l’automobile, l’acier, l’aluminium, les énergies renouvelables ou l’agriculture.

L’Union européenne et ses alliés en ordre de bataille

Face à cette offensive, les partenaires économiques des États-Unis se mobilisent. L’Union européenne affirme disposer d’un « plan solide » pour répondre à toute attaque commerciale, sans exclure une riposte sur le terrain des services et de la propriété intellectuelle. Le Canada, le Vietnam et le Royaume-Uni cherchent déjà à négocier des exemptions, pendant que la Chine, le Japon et la Corée du Sud accélèrent leurs discussions en vue d’un accord de libre-échange commun.

Mais les conséquences économiques pourraient être lourdes. Une étude de la Banque centrale européenne estime qu’un conflit commercial de grande ampleur pourrait faire perdre jusqu’à 0,5 point de PIB à la zone euro, soit environ 100 milliards de dollars. Aux États-Unis aussi, des experts comme ceux de Goldman Sachs alertent sur les effets inflationnistes et sur la baisse du pouvoir d’achat des ménages.

En campagne permanente, Donald Trump mise sur ces mesures pour renforcer son image de défenseur de l’économie américaine. Mais derrière l’effet d’annonce, c’est un nouveau bras de fer mondial qui s’engage, dont les répercussions risquent de secouer durablement l’équilibre commercial global.

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