Donald Trump signe les décrets de déclassification
Donald Trump signe les décrets de déclassification

La proposition de Donald Trump visant à déplacer les habitants de la bande de Gaza vers la Jordanie et l’Égypte a suscité une vive opposition internationale. Tandis que les habitants de Gaza commencent à retourner dans leurs maisons détruites après 15 mois de guerre, cette idée a été dénoncée par plusieurs acteurs clés, notamment la France, l’Allemagne et des pays du monde arabe.

Depuis lundi, des milliers de déplacés reviennent dans les zones nord de Gaza, lourdement endommagées par les combats entre Israël et le Hamas. Le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 19 janvier a permis cette reprise des déplacements. Cependant, la quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants de Gaza ont été déplacés au cours de la guerre.

Donald Trump a proposé de relocaliser les Gazaouis en Jordanie et en Égypte afin de « faire le ménage » dans le territoire, une déclaration qu’il a répétée en insistant sur leur éventuelle sécurité dans d’autres pays. Cette idée a été immédiatement rejetée par les Palestiniens, qui associent tout déplacement forcé à la « Nakba », ou « catastrophe », liée à leur exode en 1948 lors de la création d’Israël.

Des pays voisins comme la Jordanie, qui abrite déjà 2,3 millions de réfugiés palestiniens, et l’Égypte ont exprimé une opposition ferme. Paris, Berlin et le Qatar ont réaffirmé leur attachement à une solution à deux États comme voie de résolution du conflit.

En revanche, certains responsables israéliens, notamment le ministre d’extrême droite Bezalel Smotrich, ont soutenu l’idée de Donald Trump. Le président américain doit rencontrer Benjamin Netanyahu le 4 février pour discuter de ce plan controversé.

Dans Gaza même, de nombreux déplacés s’opposent fermement à cette proposition, refusant de quitter leurs terres malgré les conditions précaires. Un fragile espoir réside dans le cessez-le-feu, qui prévoit une libération progressive des otages et des détenus, ainsi que des discussions pour reconstruire la région. La communauté internationale reste divisée, mais la majorité des acteurs condamnent fermement toute tentative de déplacement forcé de populations.

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