Transferts d’argent des immigrés : 155 milliards envolés en 15 ans, et si l’État taxait enfin l’argent qui part vraiment ?
Transferts d’argent des immigrés : 155 milliards envolés en 15 ans, et si l’État taxait enfin l’argent qui part vraiment ?

À l’heure où le gouvernement traque le moindre centime dans la poche des Français, allant jusqu’à considérer une baignoire ou un lavabo comme des « éléments de confort » justifiant une hausse de taxe foncière, une question s’impose : pourquoi taxer toujours plus les propriétaires honnêtes, et jamais les transferts d’argent massifs vers l’étranger ? Car une étude de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie (OID) révèle un chiffre sidérant et largement occulté du débat public : en quinze ans, la France a laissé filer 155 milliards d’euros envoyés par les immigrés dans leurs pays d’origine, un manque à gagner colossal pour notre économie.

155 milliards partis à l’étranger, un déficit qui explose d’année en année

Selon l’OID, les transferts de fonds des immigrés ont creusé un déficit annuel passé de 7 milliards en 2008 à plus de 15 milliards en 2023. La France est, de loin, le pays le plus touché en Europe : elle représente à elle seule 44 % du déficit européen. Les principales destinations se situent en Afrique, notamment au Maghreb, mais les données sont tellement lacunaires qu’une large partie des flux échappe totalement aux statistiques officielles. Pour l’Algérie, par exemple, les transferts licites recensés (1,8 milliard) seraient, selon un rapport parlementaire, au moins quatre fois sous-estimés en raison du recours massif au système informel dit « hawala », qui contourne toute traçabilité bancaire et échappe à toute taxation.

L’OID le rappelle : ces flux privés quittent la France sans retour équivalent et pèsent directement sur notre PIB, la consommation et les recettes fiscales. En d’autres termes, ils appauvrissent mécaniquement l’économie nationale tout en enrichissant les pays d’origine. Et c’est précisément pourquoi plusieurs États, dont les États-Unis, ont déjà instauré une taxation spécifique sur ces envois.

Une ponction massive et opaque, alimentée en partie par les circuits illégaux

L’étude souligne un point quasiment jamais évoqué publiquement : l’importance des transferts occultes. Une enquête Ipsos révèle que près d’un migrant sur cinq utilise des circuits informels, notamment vers le Maghreb. Ces « échanges » se déroulent parfois dans des cafés, via des intermédiaires, au taux de change parallèle. Résultat : aucune trace comptable, aucune taxation, aucune visibilité pour l’État français. Pour l’Afrique du Nord, les chiffres disponibles sont si incomplets que les montants réels sont probablement bien supérieurs aux estimations actuelles.

L’OID estime que cette évasion financière structure une forme de dépendance économique dans les pays bénéficiaires et affaiblit durablement ceux qui financent ces flux. L’Organisation internationale pour les migrations elle-même parle d’une « culture de la dépendance » entretenue par ces transferts, qui découragent investissement et activité locale.

Face à ce constat, la question n’est plus de savoir si ces transferts coûtent cher à la France : ils coûtent énormément. En revanche, leur maintien sans contrôle ni taxation interroge sur la cohérence d’un État qui surtaxe ses contribuables pour gratter quelques mètres carrés de « confort » tout en laissant filer, sans réaction, l’équivalent d’une année complète de budget de l’Éducation nationale tous les quinze ans.

Réduire, taxer, contrôler : les pistes sur la table

L’OID formule plusieurs propositions simples et applicables en ce sens :

– réduire les flux migratoires en provenance des pays les plus bénéficiaires ;

– instaurer une taxe européenne sur les transferts de fonds vers les pays tiers, comme l’ont fait les États-Unis ;

– lutter contre les circuits illégaux de type hawala par un renforcement du contrôle financier ;

– utiliser ces flux comme levier diplomatique pour imposer aux États d’origine la reprise de leurs ressortissants en situation irrégulière.

À l’heure où les Français sont sommés de payer plus pour « leur baignoire, leur lavabo ou leur chauffage », il serait peut-être temps que l’État cesse de fermer les yeux sur les milliards qui quittent le territoire sans jamais revenir. Si des sacrifices doivent être demandés, autant commencer par ceux qui coûtent vraiment cher à la France.

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