Copie de Copie de Source enquête Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, menée en ligne du 3 au 4 juillet 2024 auprès d’un échantillon de 1 916 personnes inscrites sur les listes électora (1)
Copie de Copie de Source enquête Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, menée en ligne du 3 au 4 juillet 2024 auprès d’un échantillon de 1 916 personnes inscrites sur les listes électora (1)

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a réagi au procès à venir de Robert Ménard, poursuivi pour avoir refusé en 2023 de marier un Algérien sous obligation de quitter le territoire français (OQTF). Pour le maire de Béziers, cette décision était une question de bon sens et de sécurité. Pourtant, il risque jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. « On marche sur la tête », a déclaré Bruno Retailleau, estimant que la situation était une aberration juridique.

Selon le ministre, cette affaire met en lumière un problème de législation. « Un individu en situation irrégulière, défavorablement connu des services de police, veut se marier et potentiellement être régularisé par cette union. Le maire, soucieux de l’ordre public, s’y oppose, et c’est lui qui se retrouve devant le tribunal ? », s’est-il indigné. Pour Retailleau, il est urgent de réformer la loi afin de mettre fin à ce type de situation qu’il juge incohérente.

Un texte de loi visant à encadrer ces situations doit être examiné prochainement au Sénat. Pour le ministre de l’Intérieur, il est nécessaire d’adapter la législation afin d’éviter que des élus soient poursuivis lorsqu’ils prennent des décisions qu’ils estiment conformes à l’intérêt général. « Quand la règle est mal faite, il faut la modifier », a-t-il insisté.

Interrogé sur la position qu’il aurait adoptée à la place du maire de Béziers, Bruno Retailleau s’est gardé de donner une réponse directe mais a exprimé son soutien implicite : « En tout cas, je comprends ». Une manière pour le ministre de valider, sans l’affirmer totalement, la décision prise par Robert Ménard.

Partager