Emmanuel Macron envisage de proposer Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel pour remplacer Laurent Fabius, dont le mandat prend fin en mars. Ancien président de l’Assemblée nationale et fidèle du chef de l’État, Ferrand pourrait ainsi occuper un poste stratégique, chargé de veiller à la conformité des lois avec la Constitution.
Le Conseil constitutionnel, renouvelé par tiers tous les trois ans, comptera également deux autres nouveaux membres. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, prévoit de nommer Laurence Vichnievsky, ancienne magistrate et ex-députée MoDem, tandis que le président du Sénat, Gérard Larcher, hésite encore entre Philippe Bas et François-Noël Buffet.
Richard Ferrand, battu aux législatives de 2022, a toujours conservé un lien étroit avec Emmanuel Macron. Cette nomination s’inscrirait dans une continuité institutionnelle, suivant le modèle de Laurent Fabius et Jean-Louis Debré, eux aussi passés de la présidence de l’Assemblée à celle du Conseil constitutionnel.
Toutefois, cette perspective suscite des critiques. LFI, par la voix de Manuel Bompard, dénonce un choix partisan et une nomination entre proches du président. Le sénateur communiste Pierre Ouzoulias estime que cela affaiblirait la légitimité du Conseil dans un contexte politique tendu. La nomination de Richard Ferrand devra être validée par les commissions des lois du Parlement le 19 février, avec un possible veto si trois cinquièmes des membres s’y opposent.