Ce mardi, lors du nouveau procès de l’affaire des emplois fictifs, le parquet a requis une peine de quatre ans de prison avec sursis, une amende de 375 000 euros et dix ans d’inéligibilité contre l’ancien Premier ministre François Fillon. Cette audience fait suite à la décision de la Cour de cassation d’avril 2024, qui avait confirmé la culpabilité de François Fillon tout en ordonnant un nouveau procès pour réexaminer les peines prononcées à son encontre.
L’affaire, révélée en 2017, portait sur des soupçons d’emplois fictifs concernant l’épouse de François Fillon, Penelope Fillon, en tant qu’assistante parlementaire. En 2022, la cour d’appel de Paris avait condamné François Fillon à quatre ans de prison, dont un an ferme, ainsi qu’à une amende de 375 000 euros et dix ans d’inéligibilité. Penelope Fillon avait été condamnée à deux ans de prison avec sursis et à la même amende.
En novembre 2024, François Fillon avait proposé de rembourser près de 700 000 euros à l’Assemblée nationale, en dix annuités, pour compenser le préjudice causé par les emplois fictifs de son épouse . Par ailleurs, le couple Fillon a saisi la Cour européenne des droits de l’homme en août 2024, contestant la régularité de leur procès et alléguant des violations de leur droit à un procès équitable .
Le verdict de ce nouveau procès est attendu dans les prochaines semaines.