Raphaël Glucksmann a lancé un appel au rassemblement de la gauche en excluant toute alliance avec La France insoumise. Dans une interview à La Tribune Dimanche, l’eurodéputé a affirmé que la présidentielle de 2027 sera une échéance « fondamentale » et qu’il y sera « totalement impliqué ». Il prône un « projet puissant » regroupant Place publique, le Parti socialiste et les écologistes, mais sans LFI, avec laquelle il se dit en rupture totale sur de nombreux sujets.
Glucksmann justifie son refus d’une union avec Jean-Luc Mélenchon en raison de divergences profondes sur des sujets majeurs tels que la défense européenne, le soutien à l’Ukraine et la perception des régimes autoritaires. Il souhaite une gauche résolument pro-européenne et opposée aux positions qu’il juge trop radicales des insoumis.
Alors que Place publique connaît une forte progression en adhérents, l’eurodéputé mise sur une alliance avec le PS pour bâtir une alternative crédible. Il espère que les socialistes partageront sa vision stratégique et envisage la création d’une « plateforme commune » pour partir ensemble en campagne. Cette prise de position accentue la fracture entre les différentes composantes de la gauche, au moment où LFI et son leader restent très contestés au sein de l’opposition.