Les tensions entre Paris et Bakou se renforcent, après la tenue d’un congrès indépendantiste organisé jeudi 23 et vendredi 24 janvier en Nouvelle-Calédonie, relayé par le Baku Initiative Group, une organisation soutenue par l’État azerbaïdjanais. Des représentants de divers mouvements indépendantistes, notamment de Nouvelle-Calédonie, de Guyane, de Martinique, de Guadeloupe, de Polynésie et de Corse, se sont retrouvés pour former un « Front international de décolonisation ». Il s’agit du second rassemblement de ce type en quelques mois, le premier s’étant tenu en Azerbaïdjan à l’été 2024.
Les autorités françaises dénoncent à nouveau une « ingérence inacceptable » de la part de l’Azerbaïdjan dans la politique intérieure de la France. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a exigé que Bakou cesse immédiatement ces actions, qui consistent selon lui à « déstabiliser [la] vie politique nationale ». Des parlementaires comme Gabriel Attal et François-Xavier Bellamy ont eux aussi condamné cet activisme azerbaïdjanais, d’autant plus virulent que Paris soutient l’Arménie, le rival historique de l’Azerbaïdjan.
Pour autant, les responsables du rassemblement en Nouvelle-Calédonie assurent que l’Azerbaïdjan n’a pas participé à l’organisation de cet événement, malgré la promotion du congrès par le Baku Initiative Group. Cela n’a pas empêché un vif émoi sur la scène politique française, où l’on redoute que Bakou ne tire profit de tensions locales pour affaiblir la position de la France dans ses territoires ultramarins.