Le verdict est tombé ce jeudi 25 septembre au tribunal correctionnel de Paris. Nicolas Sarkozy a été déclaré coupable d’association de malfaiteurs dans le cadre de l’enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L’ancien président de la République a toutefois été relaxé des chefs de corruption passive et de recel de détournement de fonds publics. Sa peine n’a pas encore été prononcée.
Un jugement historique qui implique plusieurs anciens proches
Outre Nicolas Sarkozy, d’autres figures de son entourage politique ont été condamnées. Claude Guéant a été reconnu coupable de corruption passive, usage de faux et trafic d’influence. Brice Hortefeux, ancien ministre, est lui aussi déclaré coupable d’association de malfaiteurs. L’homme d’affaires Alexandre Djouhri, intermédiaire entre Paris et Tripoli, a été jugé coupable de corruption active et trafic d’influence. En revanche, Éric Woerth, ex-trésorier de campagne, a été relaxé.
Le procès avait débuté en janvier et s’était achevé fin mars après trois mois de débats. Le parquet national financier (PNF) avait requis sept ans de prison contre l’ancien chef de l’État, l’accusant d’avoir scellé un « pacte de corruption faustien » avec le dictateur libyen Mouammar Kadhafi.
L’affaire, qui empoisonne la vie politique française depuis plus de dix ans, reposait sur de multiples témoignages et documents laissant penser à des flux d’argent entre la Libye de Kadhafi et l’équipe Sarkozy. Le décès cette semaine de Ziad Takieddine, personnage central du dossier, a toutefois jeté une ombre sur le procès.
Le tribunal doit encore fixer la peine de Nicolas Sarkozy. Quelle que soit l’issue finale, ce jugement marque une étape inédite : jamais un ancien président français n’avait été condamné pour association de malfaiteurs en lien avec le financement de sa campagne.
Que retenir rapidement ?
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