Alors que le Parquet a requis hier 7 ans de prison ferme et 300.000 euros d’amende contre Nicolas Sarkozy, pour des soupçons de financement illégal libyen lors de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, qui clame son innocence, a écrit un long message sur les réseaux sociaux.
L’ ancien président de la République a ainsi déclaré:
« Le Parquet National Financier persiste depuis 13 ans à essayer par tous les moyens possibles de prouver ma culpabilité dans l’affaire du prétendu financement libyen. Aucun des faits mis à jour et soulignés par ma défense durant l’audience devant le Tribunal correctionnel ne pouvait ébranler ce postulat idéologique de base.
Après trois mois d’audience, il est acquis qu’il n’y a pas eu d’argent liquide utilisé dans ma campagne de 2007 (ou alors de façon minime et sans aucun lien avec la Libye) ; il est enfin reconnu que la note Médiapart n’était pas crédible et ne pouvait donc être utilisée ; que les preuves annoncées par le clan de Kadhafi ne sont toujours pas arrivées et pour cause ; que les soi-disant contreparties diplomatiques, économiques, juridiques se sont évaporées. Peu importe, de nouvelles constructions intellectuelles sont imaginées par l’accusation. Elles ne sont pas davantage crédibles que les précédentes. On est bien loin de la présomption d’innocence, de la nécessité de la preuve, du doute qui doit bénéficier au prévenu. Principes fondamentaux du droit pénal qui se trouvent bafoués depuis 13 années. Au final, il demeure la fausseté et la violence des accusations et l’outrance de la peine réclamée qui ne visent qu’à masquer la faiblesse des charges alléguées.
Je continuerai donc à me battre pied à pied pour la vérité, et à croire dans la sagesse du tribunal.
Je veux enfin dire avec force que celui qui est victime de l’injustice est moins à plaindre que celui qui la commet. Le premier défend la vérité. Le second la bafoue. Devant le tribunal de l’Histoire, la place réservée à ce dernier n’est pas la plus enviable. Je la laisse à mes accusateurs. »