Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a déclaré que le renouvellement des bombardements intensifs sur la bande de Gaza depuis l’aube d’aujourd’hui « n’est que le début », insistant sur le fait que son gouvernement poursuivra la guerre jusqu’à la libération de tous les otages, l’élimination du mouvement de résistance islamique (Hamas) et la garantie que Gaza ne représente plus une « menace » pour Israël.
Dans un discours télévisé, il a ajouté : « Rien ne nous empêchera d’atteindre les objectifs de la guerre à Gaza… La pression militaire est une condition essentielle pour la libération des otages ».
Il a poursuivi : « Nous avons réalisé des avancées historiques et nous travaillons à remodeler le Moyen-Orient », appelant les Israéliens à respecter les consignes du front intérieur.
Allégations israéliennes
Dans le même temps, le mouvement Hamas a affirmé ce soir qu’il n’avait pas rejeté la proposition de l’envoyé présidentiel américain Steve Whitkoff et que Netanyahou avait repris la guerre de génocide contre Gaza afin de « faire échouer l’accord » signé en janvier dernier.
Le porte-parole du Hamas, Abdel Latif Al-Qanou, a déclaré dans un communiqué que « le mouvement est en contact permanent avec les médiateurs et agit avec une grande responsabilité et de manière positive concernant les propositions visant à mettre fin à l’agression et à lever le blocus ».
Il a ajouté que « la proposition de Whitkoff était sur la table des négociations et n’a pas été rejetée par le Hamas, qui l’a abordée positivement. Netanyahou a repris la guerre pour faire échouer l’accord ».
Il a poursuivi en affirmant que « l’occupation a fermé les points de passage, renforcé le blocus, empêché l’entrée de l’aide et refusé les négociations de la deuxième phase, dans le but de saboter l’accord et de relancer la guerre ».
Il a conclu en soulignant que « l’intérêt du Hamas résidait dans la poursuite de l’accord et que le mouvement continuera à faire preuve de flexibilité et de positivité avec les médiateurs afin de stopper l’agression contre notre peuple et d’obliger l’occupation à respecter l’accord ».
Une tactique de négociation
Par ailleurs, le journal américain The Washington Post a rapporté, citant des responsables israéliens, que le renouvellement des bombardements israéliens sur la bande de Gaza constitue une « tactique de négociation visant à contraindre le Hamas à assouplir ses exigences dans le cadre des négociations ».
Les responsables ont précisé que si le Hamas décidait de revenir à la table des négociations pour mener des « discussions sérieuses », les bombardements cesseraient, ajoutant qu’Israël avait préparé plusieurs options, y compris une offensive terrestre, en les conditionnant à l’évolution des négociations.
Un responsable israélien a indiqué au journal que Tel-Aviv attend de voir si les frappes influenceront les négociations avant d’aller de l’avant avec des attaques plus intenses.
Israël a repris son offensive contre la bande de Gaza à l’aube, lançant une série de frappes violentes qui ont causé la mort de 429 personnes et fait 528 blessés, selon le ministère de la Santé du territoire.
La première phase de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, qui a duré 42 jours, a pris fin au début du mois de mars. Cependant, Israël s’est rétracté en refusant d’entamer la deuxième phase et de mettre fin à la guerre, qui a fait plus de 40 000 morts depuis le début de l’offensive le 7 octobre 2023.