Népal - la Première ministre intérimaire promet des réformes après les violentes manifestations de la Génération Z @AP
Népal - la Première ministre intérimaire promet des réformes après les violentes manifestations de la Génération Z @AP

La nouvelle Première ministre intérimaire du Népal, Sushila Karki, a promis vendredi de lutter contre la corruption, de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie, dans ses premières déclarations publiques depuis sa prise de fonctions. Elle a été nommée la semaine dernière après la chute du gouvernement, renversé par des manifestations menées par la jeunesse.

Ces protestations massives, déclenchées par la frustration face à la corruption et aux défaillances de l’État, ont fait au moins 72 morts et plus de 2 100 blessés en deux jours d’émeutes. Des actes d’incendie volontaire et de vandalisme ont provoqué de lourds dégâts, touchant notamment le complexe abritant les bureaux du Premier ministre, la Cour suprême et le Parlement.

« Nous devons accepter le fait que ces manifestations ont eu lieu à cause de notre incapacité à respecter l’esprit et les objectifs de bonne gouvernance et de prospérité inscrits dans la Constitution », a déclaré Sushila Karki à l’occasion de la Journée nationale, marquant le dixième anniversaire de la promulgation de la Constitution.

Ancienne juge en chef de la Cour suprême, Karki est la première femme à diriger le Népal. Elle a été désignée à l’issue de négociations entre les représentants des manifestants, le président Ram Chandra Paudel et le chef de l’armée. Sa mission principale est d’organiser des élections législatives prévues le 5 mars prochain.

Dans son discours, elle a affirmé que son gouvernement de transition était « déterminé à créer des emplois, à relever le niveau de vie et à accroître la transparence ». Des promesses scrutées de près par une jeunesse qui a démontré sa capacité à mobiliser massivement et à renverser un exécutif accusé de ne pas tenir ses engagements.

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