Après la polémique de la caricature jugée antisémite de Cyril Hanouna, qui a valu une condamnation judiciaire à La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon tente de détourner l’attention en s’en prenant cette fois à… une caricature de lui-même. Qualifiant de « grossophobe » un dessin satirique publié par Le Télégramme, le leader de LFI, la main sur le ventre, se dit « indigné » qu’on ose ironiser sur son physique. Un comble venant de celui qui, il y a encore quelques jours, défendait mordicus une affiche controversée ciblant un animateur d’origine juive.
Cette posture illustre une fois de plus le double standard de Jean-Luc Mélenchon, prompt à hurler à la censure quand il s’agit de ses propres provocations, mais incapable d’encaisser la moindre critique à son encontre. En dénonçant une simple caricature dans la presse régionale, le tribun insoumis dévoile une fragilité qu’il cache mal derrière ses coups de menton. La liberté d’expression s’arrêterait-elle donc là où commence son nombril ?
Du côté du Télégramme, on dénonce « une stratégie du chaos » et « des délires absolus ». Jean-Luc Mélenchon, à bout de souffle médiatique et politique, semble désormais s’inventer des offenses pour rallumer une flamme qui vacille. Une chose est sûre : le tribun n’aime la satire que lorsqu’elle sert son camp.