FILE PHOTO: Canada’s Liberal Party gather to choose a successor to PM Trudeau, in Ottawa
FILE PHOTO: Former Bank of Canada and Bank of England governor Mark Carney smiles as he speaks after winning the race to become leader of Canada's ruling Liberal Party and will succeed Justin Trudeau as Prime Minister, in Ottawa, Ontario, Canada, March 9, 2025. REUTERS/Blair Gable/File Photo

Le président Emmanuel Macron accueillera ce lundi 18 mars à l’Élysée le nouveau Premier ministre du Canada, Mark Carney, pour un déjeuner de travail. Ce premier déplacement officiel du chef de gouvernement canadien à l’étranger s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis de Donald Trump, qui a récemment intensifié sa guerre commerciale contre le Canada.

Les discussions entre les deux dirigeants porteront notamment sur la guerre en Ukraine, les crises internationales et le renforcement du partenariat stratégique entre la France et le Canada. L’Élysée a également précisé que la conférence des Nations Unies sur l’Océan, prévue à Nice en juin, figurera parmi les sujets abordés. Mark Carney, ancien banquier central novice en politique, succède à Justin Trudeau à un moment où les relations transatlantiques sont mises à rude épreuve.

Après Paris, le Premier ministre canadien poursuivra son voyage diplomatique à Londres, où il rencontrera son homologue britannique Keir Starmer ainsi que le roi Charles III. À l’ordre du jour de cette étape britannique figurent le renforcement de la sécurité transatlantique, les enjeux liés à l’intelligence artificielle et le développement des relations commerciales entre les deux pays.

Avant de rentrer au Canada, Mark Carney effectuera une visite symbolique à Iqaluit, dans le territoire du Nunavut, afin de réaffirmer la souveraineté du Canada dans l’Arctique, une région stratégique face aux ambitions américaines et chinoises. Cette déclaration intervient alors que Donald Trump a plusieurs fois exprimé son désir d’annexer le Groenland, renforçant ainsi les inquiétudes canadiennes sur la stabilité régionale.

Ce premier déplacement international du nouveau chef du gouvernement canadien vise à consolider les alliances traditionnelles du Canada face aux velléités américaines et à réaffirmer son indépendance stratégique dans un climat diplomatique incertain.

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