À la veille de la marche prévue à Lyon en hommage à Quentin Deranque (lynché à mort par des militants antifas), Emmanuel Macron a lancé un appel appuyé à l’apaisement, invitant « tout le monde au calme » dans un contexte de fortes tensions. Le chef de l’État, qui s’exprimait en marge de l’ouverture du Salon de l’agriculture, a insisté sur la nécessité de préserver le caractère de recueillement de la mobilisation, organisée sous très haute sécurité.
Le président a rappelé que « dans la République, aucune violence n’est légitime », soulignant que seules les forces républicaines sont habilitées à maintenir l’ordre. Il a également annoncé la tenue, la semaine prochaine, d’une réunion gouvernementale consacrée aux « groupes d’action violente », afin d’évaluer leurs liens éventuels avec des formations politiques et d’adapter la réponse de l’État.
Cette prise de parole intervient alors que l’enquête sur la mort du jeune homme se poursuit. À ce stade, six suspects ont été mis en examen pour homicide volontaire, tandis qu’un septième, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, est poursuivi pour complicité.