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L’annulation de l’expulsion de l’influenceur algérien Doualemn par la justice a suscité une vive réaction de Manuel Bompard, député de La France insoumise, qui a exhorté Bruno Retailleau à « respecter l’État de droit ». Selon lui, la procédure d’expulsion, mal engagée par le ministre de l’Intérieur, a conduit à ce revers judiciaire. « Quand on est ministre, on respecte l’État de droit, on ne l’attaque pas », a-t-il déclaré, critiquant Retailleau pour ne pas avoir respecté les procédures légales essentielles.

De son côté, Bruno Retailleau a dénoncé dans le Journal du dimanche un « dévoiement de l’État de droit », affirmant que les règles actuelles ne protègent plus suffisamment la société française. Mais pour Manuel Bompard, ces propos traduisent une tentative de détourner l’attention des erreurs de la procédure. Il rappelle que si Doualemn a tenu des propos illégaux, c’est à la justice de le juger et, si nécessaire, de prononcer son expulsion, mais que ce n’est pas au ministre de s’improviser juge.

Le coordinateur de La France insoumise a aussi dénoncé la vision qu’il juge déconnectée de Bruno Retailleau, accusant le ministre d’adopter une approche autoritaire et de vouloir affaiblir les garanties légales fondamentales. « Plutôt que de s’en prendre à la justice, il devrait reconnaître ses torts », a martelé Bompard, rappelant que la protection de l’État de droit est essentielle pour éviter tout arbitraire et préserver les libertés publiques.

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