Emmanuel Macron se rend ce mardi matin à Lambres-lez-Douai, sur le site de la gigafactory AESC, symbole affiché du renouveau industriel du bassin minier. Le président veut célébrer la mise en service de cette usine stratégique pour la souveraineté énergétique et industrielle française, dont les premières batteries pour la nouvelle Renault 5 sont sorties des lignes de production ces dernières semaines. Avec 600 salariés déjà recrutés et 350 embauches prévues d’ici la fin de l’année, le site ambitionne à terme de fournir jusqu’à 200 000 batteries par an.
Un bilan économique en vitrine, mais une pauvreté persistante
Ce déplacement s’inscrit dans la volonté de l’Élysée de mettre en scène les résultats tangibles du plan « Choose France » et de l’Engagement pour le renouveau du bassin minier signé en 2017. À ce jour, plus de 2 200 emplois industriels ont été créés dans la région, 15 500 logements énergivores rénovés, et près de 1,3 milliard d’euros d’investissements engagés. Mais malgré ces efforts, le taux de pauvreté reste élevé dans la région, à 21 %, bien au-dessus de la moyenne nationale.
Face à la concurrence de l’Allemagne et du Royaume-Uni, la France a su attirer le groupe sino-japonais AESC grâce à des incitations fiscales, un coût de l’électricité compétitif et la proximité avec Renault. L’Élysée n’hésite pas à évoquer un « engagement tenu » et mise sur l’effet vitrine de cette réussite industrielle pour renforcer la crédibilité du président à deux ans de la fin de son mandat. Ce déplacement nordiste se poursuivra à Wallers pour l’inauguration d’une maison France services, avant que Macron ne s’envole pour Rome, où l’attend un tête-à-tête stratégique avec Giorgia Meloni.