Le département du Trésor américain a annoncé ce jeudi de nouvelles sanctions contre un « réseau international » expédiant chaque année des millions de barils de pétrole brut iranien vers la Chine, générant ainsi des fonds pour les forces militaires de Téhéran.
Cette décision s’inscrit dans la politique de « pression maximale » réintroduite par l’ex-président Donald Trump afin de contraindre l’Iran à négocier un nouvel accord sur son programme nucléaire. L’objectif principal de cette stratégie est d’éliminer les exportations pétrolières iraniennes afin de limiter les ressources financières du pays et d’empêcher l’acquisition d’une arme nucléaire.
Selon le ministère du Trésor, ces sanctions visent un réseau impliqué dans le transport de pétrole iranien vers la Chine, générant des revenus de plusieurs centaines de millions de dollars. Le ministère des Affaires étrangères précise que ces fonds sont employés pour financer l’armée iranienne ainsi que des groupes tels que le Hamas et le Hezbollah.
Le secrétaire au Trésor, Scott Bissonnette, a déclaré que l’Iran continue d’utiliser ses revenus pétroliers pour financer son programme nucléaire, développer des missiles balistiques et des drones, et soutenir des groupes armés régionaux. Il a réaffirmé l’engagement des États-Unis à empêcher Téhéran d’obtenir des fonds pour ces activités.
Parmi les entités ciblées figurent la société Sepehr Energy, qualifiée par Washington de « société écran » au service de l’armée iranienne, ainsi que plusieurs pétroliers et entreprises impliquées. Ces sanctions entraînent le gel de leurs actifs aux États-Unis et interdisent toute transaction avec elles pour les entreprises et citoyens américains, sous peine de sanctions.
L’Iran a vivement dénoncé cette politique, affirmant qu’elle ne porterait pas ses fruits. Cette approche de pression, relancée par Trump lors de son premier mandat, avait conduit au retrait américain de l’accord nucléaire en 2018, un pacte qui limitait le programme iranien en échange d’un allègement des sanctions.
Mercredi, Trump a réitéré son appel à un « accord nucléaire pacifique et vérifiable », insistant sur le fait que l’Iran ne doit en aucun cas posséder une arme nucléaire.
Les États-Unis sanctionnent le transport de pétrole iranien vers la Chine