Le président sud-coréen Lee Jae-myung a décidé d’accorder une grâce présidentielle à l’ancien ministre de la Justice Cho Kuk, a annoncé lundi le ministère de la Justice. Cette décision marque un tournant politique majeur et pourrait redonner à Cho un rôle central sur la scène politique libérale.
Cho Kuk, figure controversée et ancien professeur de droit, avait été emprisonné pour fraude universitaire dans une affaire qui avait éclipsé sa carrière ministérielle et suscité de vifs débats en Corée du Sud. Sa condamnation l’avait rendu inéligible à toute fonction publique, mais cette mesure présidentielle lève désormais cet obstacle.
Selon des analystes, cette réhabilitation pourrait renforcer la position de Cho en tant que figure de ralliement pour une partie de l’électorat libéral, dans un paysage politique largement dominé par le président Lee et le Parti démocrate libéral au pouvoir. L’ancien ministre dirige aujourd’hui le Parti pour la reconstruction de la Corée, une formation qu’il avait créée après sa condamnation.
L’annonce intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, alors que la Corée du Sud se prépare à plusieurs échéances électorales. Pour certains observateurs, la grâce de Cho pourrait dynamiser l’opposition libérale et reconfigurer les alliances à gauche de l’échiquier politique.