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Le président libanais, Joseph Aoun, a informé le conseiller à la sécurité nationale américain, Mike Waltz, de la nécessité de mettre fin à l’occupation israélienne dans les zones restantes du Liban et de compléter la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu conclu avec Israël sous médiation américaine.

Le compte officiel de la présidence libanaise sur la plateforme « X » a rapporté les propos d’Aoun : « Il est impératif de mettre fin à l’occupation israélienne dans les zones restantes et de finaliser l’application de l’accord du 27 novembre 2024 afin de renforcer la stabilité dans le sud et d’appliquer la résolution 1701. » Il a également souligné l’importance d’accélérer le retour des prisonniers libanais détenus en Israël.

De son côté, Waltz a assuré au président Aoun que « l’administration américaine suit de près les développements dans le sud, après le retrait partiel des forces israéliennes et la poursuite de l’occupation de plusieurs points frontaliers ». Il a salué « le rôle joué par l’armée libanaise dans le déploiement sur les sites évacués par les Israéliens » et a affirmé que « les États-Unis s’engagent auprès du Liban à œuvrer pour stabiliser le cessez-le-feu et résoudre les questions en suspens par la diplomatie ».

Plus tôt dans la journée, Aoun a déclaré que les « dépassements » survenus dans la capitale, Beyrouth, il y a quelques jours « ne se répéteront pas ».

S’adressant à une délégation de la Ligue maronite, il a ajouté : « Nous sommes pour la liberté d’expression pacifique, mais les dépassements qui ont eu lieu récemment, notamment les barrages routiers et les agressions contre l’armée et les citoyens, sont des pratiques inacceptables et ne se reproduiront pas. »

Dans ses déclarations publiées sur la plateforme « X » par la présidence libanaise, Aoun a souligné que le Liban dispose de « nombreuses opportunités offertes par des pays frères et amis », regrettant qu’elles soient gâchées en raison de « désaccords secondaires et de calculs individuels ». Il a promis de mettre en œuvre les réformes économiques, financières et sociales nécessaires.

Ces derniers jours, plusieurs régions du Liban, notamment aux abords de l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth, ont été le théâtre de manifestations marquées par des émeutes et des attaques contre un véhicule de la FINUL. Ces protestations faisaient suite à l’interdiction d’atterrissage d’un avion civil de la compagnie iranienne « Mahan Air » transportant des passagers libanais.

L’armée libanaise a déclaré dimanche que ses forces étaient intervenues contre un sit-in des partisans du Hezbollah sur la route de l’aéroport de Beyrouth, après que certains manifestants eurent bloqué la route et agressé des unités militaires, blessant 23 soldats, dont trois officiers.

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