Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a annoncé, ce samedi 1er mars, une trêve avec la Turquie en réponse à l’appel de son fondateur emprisonné, Abdullah Öcalan. Cette déclaration marque un tournant dans le conflit armé qui oppose le groupe kurde à Ankara depuis plusieurs décennies.
Dans un communiqué relayé par l’agence ANF, proche du mouvement, le comité exécutif du PKK a officialisé la cessation des hostilités. « Afin d’ouvrir la voie à la mise en œuvre de l’appel d’Apo à la paix et à une société démocratique, nous déclarons un cessez-le-feu à partir d’aujourd’hui », indique le message en référence au surnom d’Öcalan. Cette annonce fait suite à un discours du leader kurde, incarcéré depuis 26 ans sur l’île-prison d’Imrali, qui a appelé le PKK à se dissoudre et à renoncer aux armes.
Le PKK insiste sur son adhésion totale aux recommandations d’Öcalan, affirmant en lettres capitales : « NOUS SOMMES D’ACCORD AVEC LE CONTENU DE L’APPEL TEL QU’IL EST, ET NOUS DÉCLARONS QUE NOUS LE RESPECTERONS ET LE METTRONS EN ŒUVRE ». Toutefois, le groupe conditionne cette transition à la libération de son fondateur, exigeant qu’ »Abdullah Öcalan puisse vivre et travailler en toute liberté et établir des relations sans entrave ».
Si cette annonce suscite de l’espoir dans certains cercles diplomatiques, les autorités turques n’ont pas encore réagi officiellement. Ankara, qui considère le PKK comme une organisation terroriste, pourrait voir dans ce cessez-le-feu une tentative de repositionnement stratégique plutôt qu’un réel renoncement à la lutte armée.