La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a demandé à la ville de Saint-Denis de cesser d’utiliser son identité visuelle actuelle, estimant qu’elle présente une trop grande ressemblance avec son propre logo. L’organisation assure avoir adressé une mise en demeure à la municipalité dirigée depuis mars par l’élu LFI Bally Bagayoko, alors que ce visuel avait été adopté en 2024 sous la précédente équipe municipale.
Le maire a dénoncé une démarche qu’il juge incompréhensible, soulignant que le logo était utilisé publiquement depuis plusieurs mois sans contestation. Selon lui, une modification imposerait de remplacer une partie importante de la signalétique municipale, avec des conséquences financières non négligeables pour la collectivité.
La Licra invoque le droit des marques
De son côté, le président de la Licra, Mario Stasi, affirme qu’il ne s’agit en aucun cas d’un différend politique mais d’une simple question de propriété intellectuelle. Il rappelle que le logo de l’association est exploité depuis une vingtaine d’années et considère que celui de la ville est susceptible de créer une confusion. L’organisation reproche également à la mairie d’être restée sans réponse pendant plusieurs semaines après l’envoi de son courrier.
Le visuel contesté avait été dévoilé à l’automne 2024 dans le cadre du rapprochement entre Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine. Présenté comme un symbole mettant en avant les habitants à travers trois profils stylisés, il avait été conçu par une agence spécialisée après un travail mené auprès de nombreux Dionysiens. La Licra souligne aujourd’hui que ce logo n’aurait pas fait l’objet d’un dépôt auprès de l’Institut national de la propriété industrielle, tandis que la municipalité entend poursuivre sa défense du projet.
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