La Grande-Bretagne exprime sa déception face aux tarifs de Trump et choisit de ne pas riposter
Le gouvernement britannique a exprimé, mercredi, sa déception face à la décision du président Donald Trump d’imposer des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium, mais a choisi de ne pas adopter une réaction similaire à celle de l’Union européenne. La Grande-Bretagne espérait éviter ces taxes sur son secteur sidérurgique, qui, bien que modeste, produit des articles spécialisés destinés aux industries de la défense et autres secteurs.
Le mois dernier, Trump avait déclaré que les deux pays pourraient parvenir à un accord commercial bilatéral exemptant la Grande-Bretagne de ces tarifs. Le gouvernement britannique a affirmé qu’il se considérait comme un partenaire stratégique des États-Unis dans les secteurs de la défense, du pétrole, du gaz et de la construction, justifiant ainsi une exemption des droits de douane.
Cependant, Trump a imposé une taxe de 25 % sur toutes les importations d’acier et d’aluminium, affirmant vouloir rééquilibrer le commerce mondial en faveur des États-Unis. De son côté, l’Union européenne a annoncé qu’elle appliquerait des droits de douane en représailles sur des produits américains d’une valeur de 26 milliards d’euros (28,38 milliards de dollars) à partir du mois prochain.
Le ministre britannique des Entreprises, Jonathan Reynolds, a qualifié cette décision de « décevante », soulignant que la priorité du Royaume-Uni était de négocier rapidement un accord économique plus large avec les États-Unis afin de lever ces taxes, dans l’intérêt des entreprises britanniques et de l’économie nationale. Il a ajouté que le gouvernement n’imposerait pas de tarifs douaniers en représailles mais œuvrerait pour obtenir une exemption.
Dans le même contexte, Gareth Stace, président de l’organisation britannique « UK Steel », s’est interrogé sur le fait de savoir si Trump considérait réellement la Grande-Bretagne comme un allié plutôt qu’un adversaire. Il a précisé que l’industrie sidérurgique britannique ne représentait pas une menace pour les États-Unis mais était au contraire un partenaire dans la lutte contre des défis mondiaux tels que la surcapacité de production et le commerce déloyal. Il a également rappelé que les États-Unis constituaient le deuxième marché d’exportation de l’acier britannique après l’Union européenne.
Le gouvernement britannique a annoncé qu’il travaillait avec les entreprises concernées par ces taxes afin de déterminer les mesures nécessaires pour protéger les producteurs d’acier britanniques face à ces nouvelles restrictions.
La Grande-Bretagne exprime sa déception face aux tarifs de trump et choisit de ne pas riposter