Le Premier ministre canadien Justin Trudeau se rend en Ukraine ce lundi pour participer à un sommet international marquant le troisième anniversaire de l’invasion russe. L’annonce a été confirmée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky lors d’une conférence de presse à Kiev. Trudeau, qui préside actuellement le G7, devrait évoquer l’évolution des relations entre les États-Unis et l’Ukraine, alors que Washington envoie des signaux contradictoires sur son soutien à Kiev.
Il s’agit de la quatrième visite de Justin Trudeau en Ukraine depuis le début du conflit, et sans doute la dernière avant son départ de la tête du Parti libéral du Canada, prévu après l’élection d’un nouveau chef le 9 mars. Sa présence soulève néanmoins des interrogations quant à la portée réelle de l’engagement canadien, certains experts estimant que le gouvernement en place manque désormais de légitimité pour représenter le pays à long terme.
Le contexte de cette visite est marqué par une intensification des discussions diplomatiques sur un éventuel accord de paix. Ces derniers jours, l’administration Trump a tenu des réunions avec des responsables russes, laissant craindre un règlement du conflit qui pourrait exclure l’Ukraine. Face à ces incertitudes, Trudeau a insisté sur l’importance de garantir la participation de Kiev à toute négociation future.
De son côté, Zelensky a surpris en déclarant qu’il serait prêt à renoncer à la présidence de l’Ukraine si cela permettait l’adhésion de son pays à l’OTAN. Cette déclaration intervient alors que l’Ukraine cherche un soutien renforcé auprès de ses alliés occidentaux pour faire face à une guerre qui s’enlise.
Enfin, la visite de Trudeau intervient alors que le Canada réfléchit à son rôle dans la reconstruction et la stabilisation de l’Ukraine après le conflit. La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a cette semaine affirmé que le Canada pourrait jouer un rôle dans le maintien de la paix post-guerre, bien que les détails de cette implication restent flous.