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France's Minister for Interior and Overseas Gerald Darmanin reacts after voting to elect lower house' President at the France's National Assembly in Paris on July 18, 2024. The new MPs meet for the first time on July 18, 2024 to elect the President of the National Assembly, in the deeply fragmented lower house after the leftwing coalition defeated the far-right in general elections with no group winning an absolute majority. (Photo by STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche (JDD), Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a affirmé que l’augmentation du Smic était envisageable. Il a déclaré : « Le Smic peut être augmenté », appelant à ne pas rejeter ce débat d’un revers de main. Réélu député de Tourcoing (Nord) le 7 juillet dernier, Darmanin a insisté sur l’importance de cette discussion, soulignant que « l’augmentation du Smic défendue par la gauche n’est pas un mauvais débat et nous aurions tort de l’écarter d’un revers de la main. »

Gérald Darmanin a argumenté que cette augmentation serait bénéfique pour les travailleurs méritants : « L’augmentation du Smic serait un coup de pouce important pour ceux qui travaillent et qui le méritent. Mais il faut le faire sans tuer nos entreprises : il faut donc les embarquer avec nous et leur demander leur contribution. »

Cette proposition d’augmenter le salaire minimum à 1600 euros net, contre près de 1400 euros actuellement, était une mesure phare du programme économique du Nouveau Front populaire lors des législatives. Cette promesse a suscité de vifs débats tant dans le monde économique que parmi les personnalités politiques. Gabriel Attal, Premier ministre souvent perçu comme un rival de Gérald Darmanin, s’est opposé à cette mesure, prévoyant la destruction de « 500.000 emplois » si elle était mise en œuvre.

Darmanin a également évoqué la nécessité d’aider les socialistes à se détacher de La France insoumise, plaidant pour l’ouverture de discussions : « Il faut aider les socialistes à se détacher de La France insoumise et que nous mettions sur la table des sujets de discussion. Je ne suis pas social-démocrate, mais il ne me semble pas anormal que nous puissions aussi travailler avec eux. Ce qui est anormal, c’est qu’ils soient dans la soumission aux Insoumis, qui nourrissent le vote communautaire. Les socialistes sincères le réalisent, et on doit les aider à en tirer les conséquences pour le bien de la France. »

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs annoncé sa rentrée politique pour le 15 septembre à Tourcoing, soulignant son intérêt pour la prochaine présidentielle. Il a précisé que la « question sociale » serait le thème central de cette rentrée.

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