Macron convoque un Conseil de défense sur l’Iran et Israël après son retour du G7
Macron convoque un Conseil de défense sur l’Iran et Israël après son retour du G7

Emmanuel Macron a fermement réaffirmé ce vendredi, en conférence de presse à l’Élysée, son opposition à toute possibilité pour Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. Selon lui, « le risque de cette marche vers l’arme nucléaire par l’Iran menace la région et l’Europe », rappelant que l’Iran a intensifié son enrichissement d’uranium « sans aucune justification civile », violant ainsi ses obligations vis-à-vis de la communauté internationale.

Frappes israéliennes contre l’Iran : quelle position de Paris ?

Le président a précisé que «la France n’a pas participé à la conduite » des raids israéliens menés aujourd’hui contre des sites en Iran. Il estime que ces frappes « devraient probablement durer », marquant « une étape nouvelle dans la guerre qui se joue dans la région ».

En même temps, il appelle à la « plus grande retenue et à la désescalade » afin de préserver la stabilité régionale.

Réactions internationales

Aux côtés de la chancelière allemande et du Premier ministre britannique, Emmanuel Macron a coordonné un appel à la désescalade, soulignant les craintes communes face au programme nucléaire iranien.

Les frappes israéliennes ont déjà causé plusieurs dizaines de morts, dont des responsables iraniens de haut rang, et ont déclenché des sirènes de raid aérien à Jérusalem et Tel‑Aviv, avec la fermeture de l’aéroport Ben Gourion.

Les États-Unis et le Royaume‑Uni ont confirmé que ni Washington ni Londres n’avaient pris part aux frappes, réaffirmant, comme la France, le droit d’Israël à se défendre tout en appelant à éviter une escalade incontrôlée.

L’impact politique pour Macron et la diplomatie française

Du fait de l’attaque iranienne, la conférence ONU organisée à New York du 17 au 20 juin, coorganisée par la France et l’Arabie saoudite pour promouvoir la reconnaissance d’un État palestinien, a dû être reportée. Emmanuel Macron devait intervenir le 18 juin.

Alors que la France était initialement plus réservée vis-à-vis d’Israël, le chef de l’État confirme aujourd’hui un soutien clair au droit israélien à se défendre, tout en demeurant l’un des acteurs européens les plus actifs pour une diplomatie équilibrée.

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