Elisabeth Borne a annoncé sa démission de la présidence du Conseil national de Renaissance mercredi matin sur France Inter. L’ancienne Première ministre, qui vient de publier un ouvrage intitulé « Réveillons-nous » aux éditions Robert Laffont, justifie son départ par un désaccord de fond avec l’orientation actuelle du parti présidentiel. Elle affirme ne plus se retrouver dans la ligne défendue par la formation macroniste.
Une rupture avec le macronisme
Cette rupture intervient alors que les tensions internes au sein de Renaissance n’ont cessé de s’accentuer ces derniers mois. Elisabeth Borne, dont le passage à Matignon a été marqué par de nombreuses difficultés et une incapacité à imposer une vision claire, semble désormais vouloir tracer sa propre route politique. Son bilan à la tête du gouvernement reste contesté, notamment sur les réformes inabouties et la gestion des crises sociales.
L’ancienne locataire de Matignon a confirmé la création prochaine de sa propre structure politique, sans en préciser encore les contours. Ce choix traduit une volonté d’émancipation vis-à-vis d’Emmanuel Macron et de l’actuelle direction du parti, incarnée notamment par Gabriel Attal. La multiplication de ces initiatives personnelles illustre la fragmentation croissante du camp présidentiel à l’approche des prochaines échéances électorales.
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