Des lauréats du prix Nobel pressent Trump d’intensifier ses efforts pour libérer les prisonniers politiques en Biélorussie
Des lauréats du prix Nobel pressent Trump d’intensifier ses efforts pour libérer les prisonniers politiques en Biélorussie

Dix-neuf lauréats du prix Nobel ont adressé une lettre ouverte au président américain Donald Trump, l’exhortant à maintenir et renforcer la pression diplomatique afin d’obtenir la libération des quelque 1 300 prisonniers politiques détenus en Biélorussie.

La démarche intervient après un appel téléphonique de Trump, la semaine dernière, avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko, au cours duquel la question des prisonniers aurait été évoquée. Cet échange a nourri l’espoir d’éventuelles grâces, même si aucun geste concret n’a encore été constaté.

« Nous vous exhortons respectueusement à poursuivre vos efforts actifs pour obtenir la libération immédiate de tous les prisonniers d’opinion en Biélorussie », écrivent les signataires. Selon eux, une telle décision « permettrait non seulement de rétablir la justice pour les individus concernés, mais aussi d’ouvrir la voie à la réconciliation et au dialogue » dans le pays.

Parmi les personnalités à l’origine de cet appel figurent l’ancien président costaricien et prix Nobel de la paix Oscar Arias, ainsi que deux lauréates de littérature, la Biélorusse Svetlana Alexievitch et l’Allemande Herta Müller. Seize autres signataires, distingués en physique, chimie, médecine et économie, se sont joints à l’initiative.

Les Nobel demandent également l’abandon des poursuites à motivation politique, condition indispensable selon eux pour permettre le retour de milliers de Biélorusses exilés après la répression brutale des manifestations de 2020. Cette année-là, le régime de Loukachenko avait écrasé un vaste mouvement de contestation contre sa réélection jugée frauduleuse, entraînant arrestations massives, violences policières et exils forcés.

Trump, qui affiche ouvertement son ambition d’obtenir le prix Nobel de la paix, pourrait être tenté de capitaliser sur ce dossier symbolique. Mais la marge de manœuvre américaine reste incertaine face à un dirigeant biélorusse resté solidement ancré dans l’orbite de Moscou.

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