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David Belliard, adjoint écologiste d’Anne Hidalgo, est en lice pour mener la liste des Verts aux prochaines municipales parisiennes. Fort de son influence dans la majorité sortante, il revendique l’empreinte écologiste laissée sur la capitale et se projette en futur maire de Paris. Mais au-delà de la question environnementale, il assume pleinement une vision politique marquée par les idéologies progressistes.

Dans une interview accordée ce lundi au Parisien, David Belliard a défendu le bilan des écologistes au sein de la mairie, insistant sur la transformation de l’espace public et la lutte contre la voiture individuelle. Il entend poursuivre cette dynamique en y ajoutant, selon lui, une « révolution sociale ». Critiquant les inégalités croissantes à Paris, il promet d’investir dans l’école publique et d’améliorer le quotidien des plus vulnérables.

Mais c’est surtout sa déclaration sur l’identité politique de Paris qui interpelle. Pour lui, la capitale n’est pas une ville comme les autres : « Paris est une ville woke, il faut en être fier. Fier de ces valeurs décriées mais magnifiques. » Une prise de position qui, si elle séduira les cercles militants, risque d’exacerber un peu plus la fracture avec une partie des habitants, lassés d’une idéologie omniprésente dans la gestion municipale. Féminisme, antiracisme, écologie radicale : autant de combats qui, s’ils trouvent un écho chez certains électeurs, donnent parfois l’impression d’une mairie plus préoccupée par la morale que par les réalités quotidiennes des Parisiens.

Face à l’opposition qui dénonce une gestion dogmatique et une politique déconnectée des préoccupations concrètes – propreté, sécurité, coût de la vie –, Belliard assume le clivage. Il balaie les critiques sur une ville fracturée et affirme que ses mesures, notamment la réduction de la place de la voiture, sont plébiscitées même dans les arrondissements historiquement de droite.

En plaçant son discours sous le signe du progressisme radical, David Belliard affiche une stratégie claire : rassembler une gauche unie face à la droite emmenée par Rachida Dati. Mais son positionnement « woke » assumé, loin d’être consensuel, pourrait bien cristalliser davantage les tensions dans une capitale où de plus en plus d’habitants s’interrogent sur les priorités de ceux qui la gouvernent.

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