Le gouvernement serre la vis sur les dépenses de santé. Lors d’une audition à l’Assemblée nationale ce mercredi, la ministre du Travail et de la Santé, Catherine Vautrin, a dévoilé un plan d’économies de 1,7 milliard d’euros pour 2025. En cause : le dérapage budgétaire constaté depuis le début de l’année, alors que l’Assurance maladie affiche déjà un déficit prévisionnel de 16 milliards d’euros, qui pourrait grimper à 41 milliards d’ici 2030.
Hôpitaux, médicaments, transports : les coupes s’accumulent
Parmi les mesures annoncées, 700 millions d’euros seront prélevés sur une réserve affectée à l’hôpital et au médico-social, et 500 millions supplémentaires proviendront de coupes dans les dépenses liées aux médicaments. Catherine Vautrin a également confirmé l’application de la réforme contestée sur la tarification des transports sanitaires, malgré l’opposition grandissante des chauffeurs de taxi, qui menacent de bloquer les aéroports parisiens.
Ce tour de vis budgétaire s’inscrit dans une volonté plus large du gouvernement de réaliser 40 milliards d’euros d’économies, principalement sur les dépenses de l’État. Une stratégie assumée par François Bayrou, dans un contexte de finances publiques en tension. Mais les premières victimes de cette rigueur pourraient bien être les malades et les soignants.