Le sénateur colombien Miguel Uribe Turbay, candidat à l’élection présidentielle, est décédé lundi, deux mois après avoir été grièvement blessé à la tête lors d’un rassemblement électoral à Bogota. L’annonce a été confirmée par les autorités, qui ont indiqué que son état de santé s’était détérioré au cours des dernières semaines en raison d’une hémorragie cérébrale.
Uribe, membre du parti d’opposition Centre démocratique, avait été la cible d’une attaque armée en juin, alors qu’il s’adressait à ses partisans dans la capitale. Transporté en urgence à l’hôpital, il avait subi plusieurs interventions chirurgicales et son état avait d’abord été jugé stable, avant de s’aggraver.
Le gouvernement colombien a exprimé ses condoléances à la famille et s’est engagé à poursuivre les auteurs de l’attentat. « Nous mettrons tout en œuvre pour traduire les responsables devant la justice », ont déclaré les autorités, tout en rappelant que l’enquête se poursuivait pour déterminer les commanditaires et les motivations de cette attaque.
La mort de Miguel Uribe, figure montante de la droite colombienne, bouleverse le paysage politique à moins d’un an du scrutin présidentiel. Son parti a dénoncé un acte visant à « faire taire une voix critique » et a appelé à renforcer la sécurité des candidats en campagne, dans un pays où la violence politique reste une menace persistante.
Cet assassinat relance les inquiétudes sur la capacité de la Colombie à garantir un processus électoral sûr, dans un contexte marqué par la présence de groupes armés illégaux et par des tensions politiques croissantes.