La cour d’appel de Paris a rendu ce mardi son verdict dans l’affaire des sondages commandés par l’Élysée sous Nicolas Sarkozy. L’ancien secrétaire général de la présidence, Claude Guéant, a été condamné à un an de prison avec sursis pour favoritisme, une peine plus clémente que celle prononcée en première instance en 2022 (un an dont huit mois ferme). À 80 ans, Guéant échappe donc à toute incarcération effective, notamment en raison de son état de santé.
Une affaire emblématique du sarkozysme
Entre 2007 et 2012, l’Élysée avait commandé plusieurs millions d’euros d’études d’opinion et de prestations de conseil à Patrick Buisson, Pierre Giacometti et à l’institut Ipsos, sans procédure d’appel d’offres. Le parquet national financier avait évalué ces dépenses à 4,7 millions d’euros d’argent public. Si Nicolas Sarkozy, protégé par son immunité présidentielle, n’a pas été inquiété, cette affaire ternit un peu plus le parcours de son ancien bras droit, déjà condamné dans plusieurs dossiers, dont celui du financement libyen de la campagne de 2007.