Cinq membres de l’opposition vénézuélienne, réfugiés pendant plus d’un an dans la résidence de l’ambassadeur d’Argentine à Caracas pour échapper à des arrestations, ont quitté l’enceinte diplomatique et se trouvent désormais aux États-Unis. Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a salué mardi ce qu’il a qualifié d’« opération de sauvetage réussie ».
Sans révéler les détails logistiques de leur départ du Venezuela, Rubio a déclaré sur le réseau X : « Les États-Unis se félicitent du sauvetage réussi de tous les otages détenus par le régime de Maduro dans l’ambassade argentine à Caracas. À la suite d’une opération précise, tous les otages sont désormais en sécurité sur le sol américain. »
Les autorités du président vénézuélien Nicolás Maduro n’ont pas réagi immédiatement à cette annonce. Le gouvernement argentin de Javier Milei avait autorisé l’entrée des cinq opposants dans la résidence diplomatique en mars 2024, alors que des mandats d’arrêt avaient été émis à leur encontre pour des accusations de tentative de déstabilisation violente. Parmi eux figuraient notamment la directrice de campagne et la responsable de communication de la figure de l’opposition María Corina Machado.
Sur X, Machado a remercié ceux qui ont participé à cette « opération impeccable et épique pour la liberté de cinq héros du Venezuela ».
Depuis novembre dernier, le groupe dénonçait la présence permanente d’agents des services de renseignement et de la police à l’extérieur de la résidence, ainsi que des coupures d’eau et d’électricité, des accusations que le gouvernement avait niées. Un sixième homme, Fernando Martinez, ancien ministre dans les années 1990, avait quitté le site en décembre pour se présenter aux autorités. Il est décédé en février.
L’opération intervient dans un contexte de répression accrue contre l’opposition au Venezuela, surtout après les élections présidentielles controversées de 2024, dont les résultats ont été rejetés par de nombreux pays. Ces tensions avaient mené à une rupture diplomatique entre Caracas et plusieurs capitales, dont Buenos Aires.
Dans un communiqué publié mardi, le président argentin Javier Milei a salué cette opération comme « une étape importante dans la défense de la liberté dans la région ».