Le chef des conservateurs flamands Bart De Wever a prêté serment ce lundi 3 février devant le roi Philippe de Belgique, devenant officiellement le Premier ministre. Âgé de 54 ans, il est le premier indépendantiste flamand à prendre la tête du gouvernement fédéral, marquant un virage à droite pour la Belgique. Avec ses partenaires de coalition, dont le Mouvement réformateur (MR), De Wever prévoit de durcir la politique de l’asile, limiter les allocations chômage à deux ans, et renforcer la sécurité et la lutte contre le narcotrafic.
Dès sa nomination, De Wever a participé à une réunion de l’UE consacrée à la défense européenne, où il a promis de porter les dépenses de défense de la Belgique à 2 % du PIB, conformément aux objectifs de l’Otan. Il a également réaffirmé son soutien à l’alliance transatlantique avec les États-Unis.
Sur le plan national, le gouvernement doit faire face à des défis budgétaires importants, avec un déficit public attendu à 4,6 % du PIB pour 2024. De Wever s’est engagé à réduire les dépenses publiques et à dégager 20 milliards d’euros pour respecter les critères européens.
La coalition, composée de cinq partis, rassemble 81 députés sur 150 au Parlement. Côté gouvernemental, le principe de la parité hommes-femmes est ignoré, avec dix hommes et quatre femmes. Bart De Wever succède au libéral Alexander De Croo et signe le retour au pouvoir de l’Alliance néoflamande (N-VA), déjà au gouvernement entre 2014 et 2018.
Son entrée en fonction a été saluée par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ainsi que par Marion Maréchal, qui a souligné l’influence croissante des partis de droite au Conseil européen, aux côtés de Giorgia Meloni et Petr Fiala.