Après trois mois d’arrêt forcé, le chantier très controversé de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres va pouvoir reprendre. Ce mercredi 28 mai, la cour administrative d’appel de Toulouse a suspendu l’annulation des autorisations environnementales prononcée en février, donnant raison à l’État et aux concessionnaires.
Une reprise accélérée sous haute tension
Le tribunal avait estimé que l’A69 ne répondait pas à une « raison impérative d’intérêt public majeur », condition clé pour justifier les atteintes environnementales. La décision de ce mercredi s’appuie sur le rapport du rapporteur public, qui jugeait la liaison rapide entre Castres et Toulouse « d’utilité évidente ». Les 53 km de travaux peuvent donc redémarrer, malgré une mobilisation écologiste persistante.
Cerise sur le bitume : une proposition de loi, déjà votée au Sénat, pourrait verrouiller définitivement les autorisations du chantier. Porté par Jean Terlier, député Renaissance du Tarn, ce texte sera examiné le 2 juin à l’Assemblée. Pour les opposants, c’est une tentative grossière de court-circuiter la justice au profit du béton.